Association Filu d'Amparera
Association Filu d'Amparera

FELI

Felì est un artiste qui donne sans compter. Lorsqu’il a répondu favorablement et sans hésiter à notre invitation, nous n’étions pas surpris. Pour autant, difficile de contenir notre enthousiasme à l’idée d’accueillir cet artiste d’une sincérité rare à Scenina pour l’ouverture de notre saison musicale. Felì, 25 ans de carrière, une génération de chansons inscrites à jamais dans le patrimoine musical insulaire. Féli se fredonne, s’entonne, se murmure, s’écoute les jours de fête, lors des grands moments de solitude. Quand’è tù balli, À voline più, Ritrattu, Golu, O Corsica mea, Dammi tù, la liste est interminable ; jamais ses oeuvres ne nous quittent. C’est un membre de notre famille ; lors de sa dernière tournée, l’artiste déclarait à propos de la scène : J'y vais comme dans une maison où des gens m'attendent. Je n'arrive pas à chasser cette sensation de ma tête. J'y vais sereinement. Felì c’est une voix inimitable et des textes, ceux de Ghjuvanteramu Rocchi, une collaboration ininterrompue depuis 25 ans. Respect de la langue, perfectionnement de la diction, harmonisation de l'étendue musicale, variété des thèmes, justesse de l'interprétation... Les textes et les mélodies s'élaborent dans l'échange permanent, se nourrissant de l'expérimentation du terrain. Felì c’est aussi l’artiste qui s’engage pour la promotion de l'enseignement du corse. Il y a la scène, les albums, mais aussi "Scola in festa" qu'il ouvre chez lui à Fulelli où il enseigne avec son équipe la musique et le chant à plus de 150 élèves.

DOMINIQUE VINCENTI

C’est à Scenina que Dominique Vincenti fêtera en ce 13 novembre 2015 ses 82 ans. Que de mélodies sublimes le compositeur a offert à la Corse et bien au-delà. Son empreinte musicale inspirée par les textes de son frère François a ponctué bien des moments de la vie des Corses. U tragulinu, Casa antica, U ritrattu, I spartimenti, À l’altru mondu… et tant d’autres chansons font aujourd’hui partie de la mémoire et du patrimoine collectif corse. Dominique Vincenti est l’ambassadeur d’une langue corse riche et belle, intimement liée à une musique ouverte à bien des influences. Les thèmes de ses chansons émanent aussi bien de l’insulaire que de l’universel. C’est accompagné à la guitare par son ami Jacques Luciani que Dominique Vincenti vous fera peut-être découvrir ou peut-être revoir cette Corse où l’émotion, la simplicité, la générosité règnent. Venez ressentir la magie opérer, venez écouter la légende qui a tant inspiré le monde de la musique et des chanteurs corses. Venez écouter Dominique Vincenti.

JAKEZ ORKEZTRA

Le Jakez Orkeztra a bientôt 10 ans. Autour de Jacky, Breton exilé en Corse, on retrouve des têtes connues de la scène musicale insulaire : Célia Picciocchi (trio Elixir, Petru Santu Guelfucci, Voce Ventu, ...), Jean Castelli (I cantelli, I surghjenti,...),  Pierre Michelangeli (Tapage Nocturne, Qui, ...). Trois albums (Léon, Byzance, Fol) rassemblent leurs chansons en français dont l'inspiration puise autant dans le répertoire des "boss" (Brel, Brassens, ...) que dans celui des Négresses vertes et autre Louise attaque. Alors oui comme on l'imagine le son est acoustique, un peu tzigane, un peu celtique et les envolées de violon se mêlent à la contrebasse ou l'accordéon. Mais attention, au détour d'un virage l'orage peut gronder et le monde  basculer dans des éclairs saturés. Groupe de scène ? Assurément ! Ils ont rodé leur concert en quadricolor sur les tréteaux des places de village et les salles « Capitales » en passant par le Printemps de Bourges et le mariage de tata Jeanine. On les a vus sur pratiquement toutes les scènes de Corse mais aussi beaucoup en Auvergne ou dans la région nantaise. Rap acoustique, jazz qui zozote..., une énergie drôle et poétique à la fois... C'est le Jakez Orkeztra.

ZAMBALLARANA

Zamballarana est né en Corse au sein d’un village de Balagne réputé pour être l’un des creusets culturels de l’île. Dans le lieu mythique de « A Casa Musicale », berceau d’échanges et de foisonnement créatif, ainsi naquît à Pigna en 1996 le groupe au nom qui rebondit et qui depuis fait danser les mots et les sonorités de la musique corse. La mer, porteuse de ses racines latines est aussi la voie inspiratrice par laquelle Zamballarana approche toutes les cultures du monde. Explorateurs de singuliers mélanges, ces saltimbanques musiciens et chanteurs réinventent, créent, tissant les sons et métissant les genres ; colorant les modes, étirant les harmonies, élargissant le champ de notre imaginaire. Dans un ballet polyphonique et poétique, chansons sons et chants entrent en scène. Zamballarana alors, vous emmène hors des sentiers battus dans ces chemins de montagne corse, les ruelles de ses villages, les images de ses voyages, vent en poupe porté par un libecciu magique. Zamballarana ne cesse de se nourrir, d’imaginer, pour mieux renaître et faire jaillir son souffle euphorisant.

Bernard Santacruz
Bernard Jean

C’est une longue et belle histoire d’amitié qui réunit ces deux musiciens passionnés. Au fil du temps, ils ont su concocter un répertoire de compositions bigarrées, de reprises (Miles Davis, Thelonious Monk, etc.) et de standards. Si les éléments appartenant à la tradition du jazz, swing, walking-bass, riff, mélodies et chorus sont bien ici présents, ils trouvent leur développement dans un imaginaire riche, fantasque, créant une musique chatoyante et poétique, ancrée dans le présent. S’il ne fallait citer qu’une seule influence majeure pour ces deux musiciens, ce serait : le vibraphoniste Bobby Hutcherson pour Bernard Jean et le contrebassiste Charlie Haden pour Bernard Santacruz. À l’image de ces musiciens, l’engagement total et le goût du risque sont présents à chaque instant. Voilà une musique élégante, inventive, foisonnante, polychrome... amoureuse de sa liberté. Bernard Santacruz commence l’étude de la basse électrique en autodidacte et joue en amateur dans des groupes de “Rock alternatif” et de “Fusion” dans la région de Marseille (Maldoror, Séquoïa) puis entre en 1986 au Conservatoire d’Avignon dans la classe de contrebasse de Joseph Fabre ainsi que dans la classe de jazz d’André Jaume. À l’occasion de stages, il étudie avec Charlie Haden en 1989 puis Ron Carter en 1990. Bernard Santacruz a su développer un son et un phrasé personnels ainsi qu’une attitude d’une grande disponibilité dans les domaines du Jazz libre et des musiques improvisées.

Spartera Da… Inseme

Jean-Pierre Godinat, Jean-Jacques Gristi,
Diana Saliceti, Bastien Vincensini

Dans un esprit de partage, tous les ans nous orga- niserons avec des artistes bénévoles un spectacle intitulé « Spartera da... » (partage pour). Les bénéfices de cet événement seront reversés à une association caritative. Cette année, Diana Saliceti, Jean-Pierre Godinat, Jean- Jacques Gristi et Bastien Vincensini se produiront au profit de l’association INSEME. Parce que la Corse est la seule région française dépourvue de Centre Hospitalier Universitaire (CHU). Parce que certaines spécialités n’y sont pas pratiquées et parce que l’offre de soins locale ne peut donc pas répondre totale- ment aux besoins des patients de la région. Chaque année la CPAM enregistre environ 18 000 déplacements sur le continent pour raison médicale. Cette problématique affecte au moins une fois chaque famille résidant sur notre île et entraîne de nombreuses difficultés matérielles et financières que doivent surmonter le malade et son entourage familial. Absence d’information, problèmes de prise en charge des accompagnateurs, absence de prise en charge de l’hébergement, coûts des allées et venues nécessaires pour se relayer au chevet d’un malade, diffi- cultés d’accès aux transports, mauvaise qualité de prise en charge dans les transports... INSEME soutient ces personnes lorsqu’elles doivent se rendre sur le continent pour raison médicale dans le cadre d’une prise en charge par l’Assurance Maladie. Venez nombreux soutenir l’association INSEME.

PATRIZIA POLI

Auteur-compositeur-interprète, Patrizia Poli propose un parcours poétique né de quelques semaines passées en Corse avec Bernard Lavilliers. Caminendu – en marchant –, Patrizia déroule son répertoire chamarré en corse, espagnol, cap verdien, français. Chaque pas devient acte de vie, voyage à travers une poésie musicale, d'une langue à l'autre, sans frontière : de ses propres créations en langue corse aux chansons écrites sur mesure pour elle par Bernard Lavilliers ou Teofilo Chantre, auteur-compositeur fétiche de Cesaria Evoria… Au-delà de sa voix magnifique, d’un répertoire judicieusement choisi, de l’émotion distillée plus loin que les mots, de la voix corse qui embrasse bien des chants, du piano de Christophe Mac Daniel parfaitement raccord sur un répertoire techniquement difficile, reste la capacité de Venite à spassighjà nantu à stu chjassu di diversità, di latinità è di generosità cù una di e nostre più belle artiste… Patrizia parvient à faire de chacun de ses « live » un moment véritablement unique. Avec Christophe MAC DANIEL (duo piano voix)

Ciro Perez, Claude Lechopier
et Eric Testeguide

Embarquement immédiat pour les rives du Rio de la Plata Vous avez le choix : Buenos Aires ? Montevideo ? Quel que soit le bord du fleuve, vous êtes dans le berceau de l'univers musical de ce trio. Argentine ? Uruguay ? Tango, bien sûr. Mais pas celui sur lequel on a l'habitude de danser dans les fêtes de villages et les guinguettes de notre hémisphère. Et pas seulement du tango mais aussi des milongas et des valses tout autant représentatives de l'âme de cet estuaire d'Amérique du Sud. Le voyage ne saurait aller droit au cœur des choses sans un guide averti. Le guitariste Ciro Perez, l'un des derniers grands maîtres du style, dont la discrétion extrême n'a d'égal que le talent, est l'homme idéal pour mener la barque... Il sera accompagné par Claude Lechopier au chant et Éric Testeguide au piano. De l'amitié de ces trois passionnés mais aussi de leur travail acharné pour trouver un climat et élaborer un vocabulaire personnel est né un album intitulé Desencuentro. Et ils attendaient avec impatience de le présenter sur scène. De Carlos Gardel à Astor Piazzolla dont les mélodies sont réinterprétées par des arrangements originaux dont Ciro a le secret, voici l'expression de la culture et des sentiments de tout un peuple au travers d'une musique profondément authentique et humaine

ERIC MATTEI

Tranquillement mais sûrement, Eric Mattei poursuit sa carrière. Le temps où il assurait les premières parties des vedettes de la chanson corse est révolu. Eric Mattei mène désormais sa carrière solo et ce pour notre plus grand bonheur. C’est en 1990 qu’il enregistre son premier album. S’ensuivront six autres opus qui laisseront à Eric Mattei le temps de mûrir. Sa voix inimitable se fait tantôt puissante, tantôt douce au service de thèmes universels – l’amour, la mort, la fête mais aussi l’histoire de l’île, ses traditions, ses hommes et leurs préoccupations. Sur scène, l’artiste vous embarque pour un voyage chaleureux, sans artifice, seule la voix compte. Une voix inoubliable, touchante, qui nous fait vibrer et que la musique demande en mariage. Côté musique, il est hors des frontières, il a tracé son chemin, celui de la rencontre avec son public qui font de ses concerts des moments de partage inimitables.

I MAISTRELLI

I Maistrelli, le groupe féminin de polyphonie né à Ajaccio en 2011, présentera son premier album, Amà. Guidées par une passion intacte, ces sept femmes ont franchi une nouvelle étape en enregistrant un premier opus. C’est à Scenina, leur deuxième maison, comme elles se plaisent à dire, que les membres de I Maistrelli présenteront le fruit de trois années de complicité et d’échanges, de rencontres et de réflexion. Les créations occuperont une place importante dans ce spectacle inédit, avec des textes du poète Rinatu Coti et des musiques de Jean-Pierre Godinat, membre fondateur du groupe Cinqui Sò ! Le travail de recherche a aussi permis de redonner vie à des chants oubliés, ils sont désormais portés à nouveau au lointain par ces voix gracieuses et sensuelles. Quand les femmes s’emparent de la polyphonie, c’est la tradition populaire qui renaît. Ces voix d’une extrême douceur sont au service de la tradition orale, dont on distingue alors les fondamentaux : partage, joie, fêtes, croyances, tranches de vie… une société. Pour autant, la liberté avec laquelle les chants sont interprétés ouvre de nouvelles pistes, entre tradition et modernité, I Maistrelli ne choisissent pas, elles préfèrent innover, nous surprendre, sans jamais nous brusquer. Au final, c’est l’enchantement.

LIVIA STROMBONI

Les contes givrés de la fée grelotte

Ce spectacle Jeunesse MAIS PAS QUE... a pour but principal d’amener les enfants à la lecture par le biais du théâtre : GRELOTTE, petite fée espiègle, débordante de paroles et éclatante de passion, change de voix et de corps pour raconter. Elle chante, grimace, fait peur et humorise ! Tendre et drôle, elle attrape une histoire, la fait vivre et la détourne. Livia Stromboni, artiste comédienne, spécialiste du Théâtre jeune public, est titulaire d’une licence professionnelle d’Arts du spectacle « Acteur sud », promotion Gabriel Monnet. Son expérience de 15 ans dans le milieu du spectacle et la jonglerie (faculté de changer de personnage) est un de ses plus grands atouts. Après avoir travaillé aussi bien en France qu’à l’étranger ses interventions traduisent une grande « inter-culturalité » et de retour dans sa région, elle partage avec nous sa passion.

LIVIA STROMBONI - Fred Dacquay : être le loup

Dans les bois et les prés, c’est la joie. Pensez donc ! Le loup est mort ! Les cochons dansent, les biches sautillent entre les arbres. Les moutons ne sont évidemment pas en reste. Deux d’entre eux, Kalle et Locke, entre deux bouchées d’herbe, conversent autour de cette réjouissante disparition. Mais comment était-il ce loup ? Très méchant, puisque c’était le grand méchant loup. Ni l’un ni l’autre ne l’ont vu. Du reste, s’il l’avaient vu, ils ne seraient pas là à en discuter, ils auraient été dévorés par ce loup qui « il faut le reconnaître faisait bien son boulot ». Et puisque la règle veut qu’il y ait toujours des loups pour dévorer les moutons et que le poste est à prendre, en dépit des conseils de Locke qui lui dit que son estomac est mal adapté à la situation, Kalle décide de postuler à l’emploi. À l’agence, le nain, préposé aux emplois, lui fournit le costume de loup et, l’habit faisant parfois le moine, le mouton Kalle se transforme en loup, et pour commencer dévore sa copine la brebis. Locke, effrayé de la métamorphose, décide d’aller à l’agence et endosse le costume du chasseur pour mettre fin au carnage qui s’annonce. Et Dieu seul sait comment tout cela finira ! Livia Stromboni-Dacquay, artiste comédienne, spécialiste du Théâtre jeune public, est titulaire d’une licence professionnelle d’Arts du spectacle « Acteur sud », promotion Gabriel Monnet. Son expérience de 15 ans dans le milieu du spectacle et la jonglerie (faculté de changer de personnage) est un de ses plus grands atouts.

LIVIA STROMBONI - Fred Dacquay : être le loup

Dans les bois et les prés, c’est la joie. Pensez donc ! Le loup est mort ! Les cochons dansent, les biches sautillent entre les arbres. Les moutons ne sont évidemment pas en reste. Deux d’entre eux, Kalle et Locke, entre deux bouchées d’herbe, conversent autour de cette réjouissante disparition. Mais comment était-il ce loup ? Très méchant, puisque c’était le grand méchant loup. Ni l’un ni l’autre ne l’ont vu. Du reste, s’il l’avaient vu, ils ne seraient pas là à en discuter, ils auraient été dévorés par ce loup qui « il faut le reconnaître faisait bien son boulot ». Et puisque la règle veut qu’il y ait toujours des loups pour dévorer les moutons et que le poste est à prendre, en dépit des conseils de Locke qui lui dit que son estomac est mal adapté à la situation, Kalle décide de postuler à l’emploi. À l’agence, le nain, préposé aux emplois, lui fournit le costume de loup et, l’habit faisant parfois le moine, le mouton Kalle se transforme en loup, et pour commencer dévore sa copine la brebis. Locke, effrayé de la métamorphose, décide d’aller à l’agence et endosse le costume du chasseur pour mettre fin au carnage qui s’annonce. Et Dieu seul sait comment tout cela finira ! Livia Stromboni-Dacquay, artiste comédienne, spécialiste du Théâtre jeune public, est titulaire d’une licence professionnelle d’Arts du spectacle « Acteur sud », promotion Gabriel Monnet. Son expérience de 15 ans dans le milieu du spectacle et la jonglerie (faculté de changer de personnage) est un de ses plus grands atouts.

DEBRAYAGE DE REMI DE VOS

Cabaret des arts

Après une année de résidence à Scenina, la troupe du Cabaret des Arts présente DEBRAYAGE de Remi De Vos. Effroyable, mais hilarant ! Débrayage est " une pièce à sketches", qui se présente sous la forme d'une dizaine de séquences. Il y traite de l'exclusion du travail dans neuf situations différentes et neuf milieux différents. Par exclusion, il faut entendre exclusion du monde du travail, de la société du travail normalisée par des codes, des rythmes, des langages de rentabilité économique, et des rouages sociaux. De nombreux personnages se voient exclus de leur entreprise ou de leurs repères et poussés hors d'eux-mêmes. D'autres personnages sont les agents exécutifs de l'exclusion : liquidateurs, cadres supérieurs, chefs hiérarchiques. Enfin il y a les témoins de l'exclusion : conjoints, enfants, amis. La perte des repères, la confrontation à la perte du travail comme seule valeur d'existence, et parfois la perte de la dignité conduisent tous ces personnages aux débordements les plus cocasses et désopilants sur fond de crise. Nous sommes dans une tragi-comédie. Avec "Débrayage", Rémi De Vos mord à pleines dents le monde carnassier de l’entreprise, depuis l’entretien d’embauche à la lettre de licenciement avec ou sans harcèlement moral et sexuel. Il expose un temps où le travail régit la vie, surtout quand il manque, où la précarité fait loi, avec contrats improbables, intérims successifs, petits boulots et inscription durable devenue impossible sur le marché professionnel. Effroyable, mais hilarant !

ATELIER PHOTO SCRITTU è VISTU - "ici et là"

Liliana Leoni, Sandrine cappelle-Salin, Pascale Sorba, Olivier Sorba

À l’heure où nous nous pensons tous photographes, comment enseigner l’art de la photographie ? et puis... Qu’est-ce qu’un photographe au fait ?!

« C’est toujours à l’imparfait de l’objectif qu’il conjugue le verbe photographier » (Robert Doisneau)

Au départ, on suit le fil de sa curiosité, et parfois, au bout, on découvre la passion. Ceux-là ne se diront sans doute pas « photographes », par humilité, mais passionnés, ils ne pourront le nier !

Liliana Leoni, Sandrine Cappelle-Salin, Pascale Sorba, Olivier Sorba.

Tous les quatre ont poussé la porte de l’atelier photo, proposé par l’association Filu d’Amparera, et animé par le photographe Jacques Maton, à l’automne dernier. Alternant la formation théorique et pratique, souvent en extérieur, dans les rues d’Ajaccio et ailleurs, cette pre- mière année leur aura permis de maîtriser leur appareil dans ses moindres détails et d’acquérir ce langage, qui, s’il paraît parfois obscur, permet pourtant de traduire la lumière. Et pour découvrir leur écriture photographique personnelle, un thème, imposé, mais librement interprété, leur a été proposé : « Ici et là » Parmi tous leurs travaux (réalisés tout au long du printemps dernier) ils ont sélectionné chacun 5 images, brutes, c’est-à-dire ni recadrées, ni retouchées, et c’est ce choix sous la forme d’un regard délicat sur notre ville, qu’ils vous présentent lors de cette exposition.

Jean Harixçalde "tacet - il se tait"

Photographe de studio et de reportage, responsable photo du magazine Terra Corsa. Auteur des photographies des livres : A Settimana Santa, éd. Albiana (Prix Corse du livre), Le vin Corse, éd. Héloïse d’Ormesson (Cook book Award « meilleures photographies de vins et spiritueux de France »), Grands Voyageurs – Corse et Paysages de Corse, éd. du Chêne, Architecture et art de vivre en Corse, Mani finger food corse ou Manghjà Inseme, éd. des Immor-telles.Il a aussi expose ́ses travaux dans différents musées. Tacet - Il se tait Infiltré dans les coulisses du festival Sorru in Musica, le photographe Jean Harixçalde a suivi les musiciens, de leurs répétitions jusqu’aux moments paroxystiques des concerts. Pour capter ces instants de grâce, d’intimité et d’intensité, il a su se faire oublier en évoluant douce- ment, aux côtés de ces artistes qui font corps avec leur instrument. La chair et le bois, les muscles et l’ivoire, les doigts et la nacre, l’ombre et la lumière, forment sous son regard, des alliances abstraites et esthétiques qui rendent visible ce que la musique à tendance à voiler. Associer la photographie, muette par essence, au vacarme et à l’harmonie qui règnent, le temps du festival, est une invitation à imaginer les sons, ou, au contraire, à rester attentif à ce silence imparfait qui compose le 4’33’’ (ou Tacet) de John Cage, aux trois mouvements silen- cieux. « Everything we do is music » disait Cage, Tacet en est la preuve. Ecoutez...

Classe préparatoire aux grandes écoles d’art de Sartène.

Née d’un constat national d’absence de réponse, sous statut scolaire, à une demande croissante de prépa- ration aux études supérieures artistiques, une classe CPES Arts, ouvre à la rentrée 2013 dans l’académie de Corse, à Sartène. Il s’agit, dans une formation spécifique visant à l’excellence, de préparer des étudiants aux concours d’entrée dans les écoles supérieures d’arts, de design, d’architecture... Elle permet aux bacheliers d’accéder à une mise à niveau nécessaire pour satisfaire les exigences des formations artistiques supérieures des domaines arts plastiques et visuels, de l’architecture, de design ou de la création numérique. Cette formation est créée pour permettre aux étudiants de découvrir et de conforter le domaine des études artistiques dans une approche soutenue et tournée vers les concours. La classe préparatoire les accompagne dans les choix d’orientation correspondant à leurs capacités et à leur profil professionnel, à travers la culture et l’engagement artistique. Elle ouvre aux différentes pratiques artistiques qui s’inscrivent dans les métiers de la création. En outre, elle offre la possibilité de réaliser un dossier personnel dans des conditions optimisées. Le développement de ce projet artistique est ainsi accompagné dans une adaptation étroite aux contraintes spécifiques de chaque concours des écoles supérieures d’Art. Il s’agit ainsi d’améliorer les chances de réussite.

PHILIPPE PERFETTINI

Napoléon 1er et Joseph Fesch, un Empereur et un cardinal au service d’Ajaccio

Au soir de sa vie, à Sainte-Hélène, Napoléon écrit : « Si je n’ai pu faire ce que je projetais pour la Corse, j’ai au moins la satisfaction d’avoir fait quelque chose pour Ajaccio ». Trois siècles auparavant, la famille Bonaparte débarquait à Ajaccio et, aujourd’hui, les descendants sont inhumés en la Chapelle impériale. Leur histoire se confond avec celle de la ville. Ils l’ont pour ainsi dire vue naître, ont contribué à sa croissance, l’ont propulsée dans l’ère moderne et ont dominé sa vie politique. Ajaccio sent Napoléon, Ajaccio respire Napoléon, Ajaccio est Napoléon. Tout, en ville, porte le sceau de la famille impériale : urbanisme, édifices culturels et cultuels, bâtiments civils, toponymie, histoire politique… Les Bonaparte se sont penchés sur leur berceau et lui ont offert l’immortalité. Depuis la Maison Bonaparte, au fil des musées, des rues et des places, absolument tout est en rapport avec Napoléon et sa famille. Ajaccio offre une lecture continue de l’histoire des Bonaparte depuis leurs origines jusqu’à leur légende immortalisée grâce aux fastueuses collections napoléoniennes du Palais Fesch, dû à la munificence du cardinal Joseph Fesch, oncle de Napoléon, qui reste le plus grand collectionneur de peintures de toute l’histoire de l’Humanité.

I MAISTRELLI

I Maistrelli est un groupe féminin de polyphonie né à Ajaccio en 2011, au sein de l’association Filu d’amparera. Au début de l’aventure, il s’agissait pour le groupe de promouvoir les différentes activités de l’association. Très vite, à force de travail et de passion, ces sept femmes qui pratiquent le chant amateur ont gommé les frontières. Deux années de répétitions intenses permettent d’offrir aujourd’hui un spectacle d’une qualité rare qui conquiert le public.
Des chants oubliés ou inédits renaissent. Ils sont portés au lointain par ces voix gracieuses et sensuelles. Ces voix de femmes nous conduisent aux quatre coins de l’île. Le public pourra découvrir ou réentendre des chansons de l’abbé Grégale ou de Monseigneur de la Foata. C’est le chant d’une Corse parfois oubliée qui résonne à nouveau.
Quand les femmes s’emparent de la polyphonie, c’est aussi la tradition populaire qui renaît. Ces voix d’une extrême douceur sont au service de la tradition orale, dont on distingue alors les fondamentaux : partage, joie, fêtes, croyances, tranches de vie… une société.
Les créations occupent elles aussi une place importante dans le spectacle d’I Maistrelli, avec des textes du poète Rinatu Coti et des musiques de Jean-Pierre Godinat, membre fondateur du groupe Cinqui Sò. Ce groupe innove et surprend. Au final, c’est l’enchantement.

BASTIEN VINCENSINI

Ce garçon possède un physique d’acteur de cinéma, il a pourtant préféré la musique. Originaire de Rusiu, dans le nord de la Corse, tout le prédestinait à chanter en polyphonie. Une fois encore, Bastien Vincensini modifie le cap, il préfère le rock.
Auteur, compositeur et interprète âgé de 26 ans, Bastien Vincensini n’en n’affiche pas moins une grande maturité musicale. Dès les premières notes, le public est frappé par une voix envoutante, fragile et forte à la fois qui ne se prive pas de tirer sur la corde sensible.
Côté références, Bastien évoque volontiers Damien Rice ou Michael Jackson… Après avoir passé une année au Canada à égrener les scènes locales, il revient en Corse en 2014, avec la ferme intention de vivre de sa passion. Aujourd’hui c’est une des plus jolies promesses musicales de notre île.
À voir absolument et à écouter avec attention, nombre d’entre nous y verront un James Blunt insulaire, mais les comparaisons sont faciles et parfois restrictives. Bastien Vincensini est un artiste prometteur qui cherche à faire bouger les lignes, toujours en douceur. Il est un rockeur “doux” et c’est en cela qu’il se distingue.

JEAN JACQUES GRISTI

A l’âge de onze ans, Jean Jacques Gristi, était reconnu comme un virtuose, il avait déjà joué avec Tchan Tchou, célèbre guitariste gitan, mais malheureusement suite à un terrible accident, il ne pourra plus toucher la guitare, une absence qui a durée douze longues années. Son poignet et sa main gauche semblaient condamnés par de profondes brûlures. Après force de détermination, il a retrouvé ce que son entourage croyait perdu, sa sensibilité et la précision de ses doigts sur le manche.
Autre rencontre déterminante pour Jean Jacques : Django Reinhardt, une musique si proche de ce qu’il connait déjà. Il se lancera à la découverte de l’oeuvre du maître et forme un trio de guitares pour rejouer ce jazz manouche qui lui correspond tellement : spontanéité, swing, musicalité. Jean Jacques Gristi a ainsi joué avec les plus grands du style manouche. Il enregistre une musique de film pour TF1 au coté de Florin Niculescu, accompagné par l’orchestre philarmonique de Bucarest et s’est produit sur les plus belles scènes : Montreux, Patrimonio, Calvi, Nice.
En 1999, il fonde un trio et sort son premier album “Laury”. En 2003 le Hot Club de Corse est créé avec Marius Apostol (violon), Dominique Carotenuto (guitare), Paul Aiuti (guitare) et Jean Marc Jafet (contrebasse).

TUTTI FRUTTI

C’est en 2011 que François Jandolo, chanteur lead et guitariste du groupe - qui a commencé à rouler vers les scènes françaises et plus lointaines avec cette musique dès son teenage - décide de monter un rockabilly band basé en Corse.
Why not ?!... Derrière une contrebasse, il trouve Thierry Dayme, qui joue dans de multiples formations sur l’île depuis la fin des 70’s, essentiellement à la basse et à la contrebasse, et il l’embarque illico dans sa Cadillac. Thierry fait alors monter à bord du projet tout neuf son acolyte Jean-Paul Moreau Grazziani, maître des baguettes insulaire, qui sévit derrière les batteries depuis la même époque et a déjà fait son petit tour du monde des musiques et des scènes. Alain Perny, un autre batteur qui très jeune est tombé dans un tonneau de rockabilly hors d’âge, rejoint l’équipée sauvage et devient le deuxième batteur attitré du groupe. Tels les trois mousquetaires qui étaient quatre, la bande se produit en trio dès 2011 et parfois en quatuor avec un sax ténor, derrière lequel on trouve Philippe Dupin de Majoubert, maître souffleur, lui aussi routier de la musique et créateur du big band Music Ô Sud.
Ce joyeux équipage vous embarque à votre tour dans la Cadillac nommée Tutti Frutti pour un trip rockabilly, un voyage rétro au cours duquel on regardera pourtant droit devant soi, en tapant du pied ou en dansant un rock’n’roll effréné. Come on everybody, that’s all right !

IN' CANTU

In’Cantu est un ensemble vocal consacré essentiellement à la polyphonie corse. Composée de Jean-Bernard Poli, Jean-Jacques Ottaviani, Bernard Ferrari, Franck Silana et Philippe Boulet, cette formation réunit des artistes venant à la fois de groupes prestigieux (Canta u populu corsu, Caramusa…) et du monde lyrique, animés par le désir d’effectuer un retour aux sources du chant polyphonique, épuré et authentique.
In’Cantu se veut une passerelle dans la transmission de la tradition polyphonique pour le public insulaire, mais aussi, le témoin de la vitalité de la culture corse pour un auditoire venant d’autres horizons.
Son répertoire est constitué exclusivement de chants exécutés à « cappella » et comprend aussi bien des chants sacrés (messes de Sermanu, Rusiu, Sartène …) que profanes (paghjelle, madrigali, terzetti…), alternant des airs très anciens et des incursions dans des créations contemporaines.
Ce tour de chant, se déclinant comme un voyage à travers les époques et les villages de corse, est servi par des voix d’une grande richesse harmonique et mélodique.

PAUL MINICONI

Pendant 15 ans, son talent vocal s’exprime surtout à travers le répertoire de chansons corses, mais aussi anglo-saxonnes ou latino-américaines, dans des soirées d’animations de bars et autres établissements de nuit. Notamment en duo avec son ami guitariste Paul Cesari. 6 ans après son premier album, Paul Miniconi sort de sa tanière pour nous offrir « Luntanu da i sogni » évocation inspirée et réussie de la période musicale corse des années 50-60.
Dès la première écoute, on comprend que Paul Miniconi n’a pas l’intention, avec ce dernier opus, de faire une bête relecture du passé. L’auteur compositeur et interprète regarde droit devant lui et même si le premier extrait est teinté par un élan de mélancolie, la plupart des chansons sont des références à l’univers musical d’avant le Riacquistu, et elles versent dans une musique intelligemment arrangée par Paul Cesari.
On ressent bien l’influence des Charles Rocchi, Tony Toga, Tino Rossi et autres...mais toujours dans une volonté d’aller de l’avant. L’instrumentation respecte les codes d’En-Temps avec un jeu de guitares qui assure la rythmique et quelques pointes mélodiques ici et là, mais surtout il y a cette voix chaude et posée qui sublime ces nouveaux tangos, valses et ballades.

DIANA SALICETI

Une voiture sur une route en Corse. Castagniccia, Taravu ? Une petite fille à l’arrière observe. Vent, lumière, paysage, chants, odeurs… tout n’est que musicalité. D’autres ailleurs, d’autres voix, en plus de 20 ans, sont venus faire écho à la parole du père : Natale Luciani, au sein de la Scola di Cantu, Jean-Pierre Godinat, Cinqui sò, Filu d’Amparera mais aussi la participation à Santavuglia, l’Altagna … Paul Rognoni lui consacre un Mezzo Voce. Invitation déterminante. Des voyages. Des rencontres.
Transmission et expérience. La Corse. La langue corse, écrire, parler, chanter. Vivre … Diana Saliceti a 25 ans.
Et une façon peu ordinaire d’interpréter les chants traditionnels, un supplément d’âme peut-être. Si la méditerranée habite sa voix, c’est celle des chants du sud de l’Italie ou du fado portugais autant que celle des ballades celtes. Diana Saliceti chante, écrit et compose. Ses paroles et musiques subliment la Corse, une terre réelle et rêvée, la passion, la beauté et le manque, l’enfance, le début de tout. Mots et musiques. Présence.
Une part d’intime que Diana donne en partage. Un voyage au fil de la sensualité de la langue corse et de l’universalité de la musique.

FRANCOIS GIORDANI

François Giordani est un passeur de culture.  Sa guitare, qui résonne aux quatre coins d’Ajaccio depuis plus de  cinquante ans,  est l’écho de toute une génération.  Celle qui fréquentait les cabarets,  qui usait de la  sérénade pour séduire une belle et qui savait partager des instants de bonheur en tout simplicité. Aussi lorsque François Giordani chante aujourd’hui,  il est animé par la même ferveur teintée de joie de vivre.   L’ancien du “Son des guitares”, qui a accompagné  Tino Rossi, formé par Jean Bozzi, prend toujours autant de plaisir à monter sur scène.
Chez cet artiste le chant est une seconde nature. Il donne sans compter. Il transporte avec légèreté  son public  dans cet Ajaccio d’antan, peu  le connaisse et pourtant... les  yeux se mettent à briller et la joie de vivre ne tarde pas à  envahir les spectateurs.
Un concert de François Giordani  est une ode à la guitare, au chant corse, mais aussi à une époque. C’est aussi un moment de partage, où seul l’instant présent compte. Cet artiste chante sa ville, son île.  Il  nous embarque avec lui, l’apanage des grands.Une voiture sur une route en Corse. Castagniccia, Taravu ? Une petite fille à l’arrière observe. Vent, lumière, paysage, chants, odeurs… tout n’est que musicalité. D’autres ailleurs, d’autres voix, en plus de 20 ans, sont venus faire écho à la parole du père : Natale Luciani, au sein de la Scola di Cantu, Jean-Pierre Godinat, Cinqui sò, Filu d’Amparera mais aussi la participation à Santavuglia, l’Altagna … Paul Rognoni lui consacre un Mezzo Voce. Invitation déterminante. Des voyages. Des rencontres.
Transmission et expérience. La Corse. La langue corse, écrire, parler, chanter. Vivre … Diana Saliceti a 25 ans.
Et une façon peu ordinaire d’interpréter les chants traditionnels, un supplément d’âme peut-être. Si la méditerranée habite sa voix, c’est celle des chants du sud de l’Italie ou du fado portugais autant que celle des ballades celtes. Diana Saliceti chante, écrit et compose. Ses paroles et musiques subliment la Corse, une terre réelle et rêvée, la passion, la beauté et le manque, l’enfance, le début de tout. Mots et musiques. Présence.
Une part d’intime que Diana donne en partage. Un voyage au fil de la sensualité de la langue corse et de l’universalité de la musique.

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